oxO Bienvenue Oxo

oxO Bienvenue Oxo
"Mon âge? 219 ans.

Sauf que j'ai l'apparence d'une fille de 18 ans.

J'ai été créée en 1789. Depuis, je marche en traînant mon immortalité derrière moi.

Qui je suis? Oh ça, vous le découvrirez.

Ce n'est qu'un résumé, une mise en bouche si vous préférez.

N'ayez pas peur, je ne mord pas.

Enfin...ça reste à voir."


[Bonne visite - bY oo-rock-angel]
# Posté le samedi 02 février 2008 17:39

oxO Chapitre Un Oxo

Je marche, seule, dans la nuit, regardant vers le ciel et ne prêtant pas attention à ce qui m'entoure. Je passe près d'un groupe de jeunes, assis sur le sol, discutant. Je me demande ce qu'ils font là à cette heure là. Mais ça m'est égal. C'est leur problème s'ils s'exposent au danger. Je ne suis pas une menace pour eux. Bien que leur odeur excite mon goût pour le sang, j'ai appris depuis bien longtemps à me contrôler. L'immortalité a ça de bien qu'elle laisse le temps nécéssaire pour apprendre chaque leçon. Les jeunes me dévisagent. J'essaye de faire abstraction. J'ai beau avoir 219 ans, mon apparence restera celle d'une fille de 18 ans. Je ne m'en plaind pas. Les gens me regardent toujours d'une drôle de façon quand je passe près d'eux. Comme s'ils savaient que si je perdais mon sang froid (une expression toute faite qui résume parfaitement la situation, n'est-ce pas?), je pourrais leur sauter au cou et les vider complètement, jusqu'à ce qu'ils meurent. Mais je n'ai plus tué un membre de cette race depuis près de 215 ans. Ma dernière victime humaine remonte à mes 4 ans (d'âge vampirique ça va de soi). Je m'en souviens, comme si c'était hier. C'était une jeune fille, elle devait avoir 16 ans, à peine. Riche. Ses cheveux d'or lui descendaient si bas que je m'étais demandé comme elle faisait pour arriver à ne pas marcher dessus. Je l'avais observée un long moment, lors d'une récéption de riches à laquelle ma famille et moi avions été convié. Je m'étais décidée à m'approcher d'elle. Pourtant, je savais qu'il m'était interdit de tuer un humain. Je m'étais déjà fait sévèrement réprimandée pour ça. Mais le désir de sentir son sang chaud couler dans ma gorge avait pris possession de moi. Je lui ai parlé de choses et d'autres, je ne saurais dire quoi maintenant, ce n'était pas bien important. Et puis, j'ai commencé à jouer avec ce don que nous, vampires, possédons tous. La séduction, le charme. Je n'avais, à cette époque, jamais utilisé ce don sur une femme. Ni même sur une fille. Mais sa peau m'avait l'air tellement tendre et sucrée que je ne pouvais refouler cette envie d'y planter mes crocs de jeune vampire. Et puis, sans que je ne m'y attende, et, j'imagine, à son plus grand regret, elle me pris par la main et m'entraîna hors de la salle de récéption, me fit parcourir quelques longs couloirs, pour arriver enfin dans une petite pièce sombre dont je n'ai toujours pas saisis l'utilité. Quand j'y repense, je ne regrette pas d'être restée ce soir là, avec elle. Parce que cela m'aura laissé un dernier souvenir de ce goût du sang humain si délicieux que je n'ose plus en goûter d'autres, tant j'ai peur d'oublier celui de cette jeune fille, qui s'était mis à m'embrasser comme une folle et que je laissais faire, hypocrite sur son sort qui allait être tragique. En passant ma main sous sa robe blanche d'enfant innocente, je commençais à glisser, doucement, ma bouche vers son cou délicat. Et, en un bref instant qu'elle ne pu saisir, je perçait la peau de mes dents pointues, dévorant sensuellement le sang qui en coulait, jusqu'à ce qu'elle meure dans mes bras. Je le laissais giser sur le sol, sans vie, tandis que j'essuyais délicatement les quelques gouttes de sang qui perlaient encore sur mes lèvres. Puis, je retournais innocente dans la salle de récéption. Seulement, je ne savais pas que mon père, lui aussi vampire, m'avait vue en sortir avec cette jeune innocente, et y revenir seule, les yeux brillant du crime délicieux que je venais de comettre. C'est pourquoi il nous pressa tant en sortant de cette récéption, et que nous fûmes vite rentrés dans notre manoir. A peine j'eu franchi la porte qu'il se retourna vers moi dans une rage folle et qu'il me giffla d'une force incroyable.
- Lilly Rose! hurla-t-il. C'est la dernière fois, tu m'entends?! La dernière fois que tu tues un humain! Tu as presque atteind l'âge limite! Tu sais très bien que tu n'as plus le droit, à partir de tes cinq ans, de tuer un humain pour te nourrir! Sans quoi tu seras bannie de notre famille et seras condamnée à errer seule dans ton immortalité!
- Il n'y a pas que votre famille. Vous savez très bien qu'il y a d'autres clans qui eux se nourrissent d'humains!
- C'est leur choix! Nous, nous ne les tuons pas, c'est ainsi! Et si tu n'es pas capable de comprendre ça, tu es indigne de rester parmis les notres! Maintenant, monte dans ta chambre! J'espère que tes petites folies de ce soir ne s'ébruiterons pas.
Ce soir là, j'avais décidé de ne plus jamais goûter un autre sang humain que celui de cette fille. Mais la promesse que je m'étais fait à moi-même n'avait malheureusement pas suffit à taire cette affaire. Le village dans lequel nous habitions était en alerte. Ils commençaient à se douter de quelque chose. C'est pourquoi, deux ou trois nuits plus tard, nous avons du emmener notre fortune considérable et quitter ce manoir pour un tout autre endroit. Endroit dans lequel nous vivons toujours. Ma famille est immense. Les fondateurs font partie des premiers, des plus vieux, des anciens vampires. Et de générations en générations, la famille s'agrandit. D'autres familles comme nous ne se nourrissent pas de sang humain et se contentent d'animaux. Mais quelques familles tout aussi immenses ont fait le choix de s'en prendre à cette race inférieure dont le sang est pourtant si délectable. Cela sont nos ennemis. Et comme vous l'avez compris, si un membre de notre famille s'avisait de tuer un humain au délà de ses cinq ans de vampirisme, il serait banni. Ce n'est évident d'être immortel, croyez-moi. Bien sûr, vous avez la vie pour faire ce qu'il vous plaira de faire, vous amassez une fortune considérable. Mais l'immortalité est aussi synonyme de solitude. Enfin, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce que je rencontre tous ceux grâce à qui ma vie d'immortelle à changé. Leur vie aussi...a beaucoup changé.
# Posté le samedi 02 février 2008 18:34

oxO Chapitre Deux Oxo

Encore un de ces nombreux matins où je rentrais au petit jour après avoir chassé quelques animaux dans le seul but de me nourir. La lumière du soleil commençait à faire ressortir ma peau couleur craie. Le fait que nous craignons la lumière est faux, ce sont des histoires que l'on invente pour que les enfants se sentent au moins en sécurité le jour. Mais dans le fond, ils ont autant de risque. Bien que nous chassons beaucoup de nuit, l'ombre permettant de nous dissimuler.
Ce matin là serait un de trop. Ma famille, surtout mon père, en avait assez de me voir rentrer si tard. Il n'aimait pas que je rentre quand le soleil avait déjà commencé sa montée dans le ciel. Et, alors que je rentrais tranquillement, presque rassasiée de ma nuit de chasse solitaire, il vint me voir, cet air furieux qu'il prenait souvent à mon égard.
- Je croyais t'avoir dit de rentrer avant que le jour se lève Lilly Rose.
- Je suis navrée, père, mais je n'ai pas vu le temps passer. Puis-je aller dormir maintenant?
- Non, je n'en n'ai pas fini avec toi.
- Vous savez que me punir ne résoudra rien père!
- La punition que je veux t'infliger est différente de d'habitude.
- C'est-à-dire? demandai-je inquiète
- Pour t'apprendre la notion du respect des horaires fixés, voire même le respect d'autrui, j'ai décidé de t'inscrire dans un lycée loin d'ici et tu seras logée en internat.
- Mais...pour chasser??
- Ne discute pas! Tu te débrouilleras seule désormais! Tes écarts nous ont plusieurs fois conduits à des situations difficiles, tu le sais! Alors tu vas m'obéir maintenant! Prépares tes affaires, nous partons bientôt. Tu ne reviendras au manoir que pour les vacances.
Je savais que mon père était très sérieux, c'est pourquoi je m'étais résolue à lui obéir. Après tout, je serais loin de lui et de ses méthodes rudes que mon caractère refusait souvent d'endurer. D'un pas pressé, je montais dans ma chambre et sortit quelques valises du placard, dans lesquelles je fourra n'importe comment les trois quarts de ma garde robe (le dernier quart étant des vêtements dépassés de mode). A peine vingt minutes plus tard, la voiture démarrait, m'emmenant loin d'ici, dans ma toute nouvelle vie d'indépendance.
Je regardais le paysage défiler à une vitesse incroyable pendant deux ou trois heures, jusqu'à ce que la voiture s'arrête devant une immense bâtiment blanc qui m'éblouit tellement que je dus plisser les yeux pour le regarder un peu mieux. Mon père sortit de la voiture, je l'immitai, il vida le coffre de mes valises et remonta dans le véhicule, sans même un regard, démarra et me laissa seule ici, plantée devant cette immense chose, avec à mes pieds mes quatre ou cinq valises mal rangées. Ma nouvelle vie commençait, je le savais. Mais en revanche, ce que j'ignorais, c'était comment elle allait commencer. Si au moins il m'avait laissé un plan, un mot, quelque chose...! Il avait préféré que je me débrouille seule dès le début, c'est ce que je m'étais dit. Et, quand j'y repense, s'il m'avait accompagnée ce jour là, tout ce qui arrivé par la suite n'aurait probablement jamais eu lieu.
# Posté le dimanche 03 février 2008 09:29